Citoyen

Créer une « Cité de la musique » pour « favoriser l’accès à la musique, à toutes les musiques, au plus grand nombre de visiteurs » c’est comme créer un zoo pour favoriser la biodiversité ou créer une « maison de l’intégration»  pour favoriser  l’intégration.

Faire croire que « Je donne ma voix pour la musique » en votant pour ce projet est simplement un mensonge.

Une cité qui se préoccupe vraiment de la musique se préoccupe d’abord :
- de l’accès à la musique à toutes et tous, dès le plus jeune âge, à l'école, dans une vraie et intense pratique vocale et instrumentale
- de citoyennes et citoyens pratiquant plutôt que spectateurs
- de locaux de musique et de salles de concerts accessibles à tous
- d’une redistribution équilibrée des moyens à toutes les pratiques musicales
- d’une politique culturelle menée par des responsables politiques élus et représentant du peuple plutôt que par des mécènes privés

Une cité qui se préoccupe réellement «d’ouverture sur la nature » et de « développement durable » sait que le développement durable n’existe pas, et en conséquence :
- cherche des solutions aux problèmes d’infrastructure de la HEM et de l’OSR dans le bâti actuel
- entretien les forêts existantes plutôt que de les détruire
- se soucie de ne plus créer de nouvelles infrastructures parce que le seul entretien des infrastructures EXISTANTES fait que nous dépasserons le seuil des 1,5°C en 2050(1). Cette augmentation de la température sera peut-être la seule chose réellement partagée par toutes et tous et favorisée par ce projet.

(1) Committed emissions from existing energy infrastructure jeopardize 1.5 °Cclimatetarget.TongD, Zhang Q, Zheng Y, Caldeira K, Shearer C, Hong C, Qin Y, Davis SJ. Nature. 2019 Jul 1. doi: 10.1038/s41586-019-1364-3

Suite à la réduction du trafic aérien en raison du Covid-19, la compagnie Swiss a sollicité l’aide de l’État. Les délibérations à ce sujet avec le chef du Département fédéral de l’économie Guy Parmelin sont à l’ordre du jour. Mais Swiss n’est pas seule avec sa requête: EasyJet Switzerland a également frappé à la porte du Secrétariat d’État à l’économie SECO.

Seul un petit 5% de la population mondiale a déjà pris l’avion. Mais cette minorité cause des émissions énormes: L'aviation contribue pour près de 5% aux changements climatiques à l'échelle mondiale, et même pour plus de 18% en Suisse. Si l'évolution actuelle se poursuit, ce chiffre pourrait atteindre plus de 20% d'ici 2020.

Les émissions dues au trafic aérien doivent être drastiquement réduites si l'on veut limiter ne serait-ce qu'une partie des conséquences climatiques désastreuses que nous pouvons actuellement observer. Il est inacceptable que les compagnies aériennes qui ne paient déjà aucune taxe sur le carburant continuent de s'enrichir malgré les répercussions environnementales et sociales du trafic aérien en particulier sur les pays moins industrialisés dans lesquels les conséquences du réchauffement climatiques sont décuplées et qu'elles soient en plus massivement renflouées par l'Etat.

L’aide actuelle à l’économie ne devrait pas soutenir les compagnies aériennes qui nuisent au climat au bénéfice d'une minorité mais être investie dans la transformation vers une société socialement et écologiquement durable et solidaire. Une société dans laquelle le prix d'un billet de train sera accessible pour tou.te.x.s et ne coûtera pas plus cher qu'un billet d'avion.

https://act.campax.org/petitions/keep-it-grounded-pas-d-argent-des-contribuables-suisses-pour-le-secteur-aerien-hostile-au-climat

Madame, Monsieur,

L'épidémie actuelle de coronavirus donne actuellement le sentiment que nos autorités politiques sont prêtes à agir rapidement, fermement et en toute responsabilité face à une menace grave pesant sur la santé publique.

Les enjeux de santé publique dus à catastrophe climatique et à l'extinction du vivant sont pourtant sans commune mesure avec la terrible pandémie actuelle, même si celle-ci devait contaminer la population mondiale dans sa globalité.

L'augmentation actuelle de la température mondiale est de 0.6°C. Ceci a provoqué l'été dernier des pics de chaleur de 40°C en Hollande, de 46°C dans le Sud de la France et de plus de 50°C en Inde. La réalité de ces extrêmes dépasse aujourd'hui déjà ce que l'on pouvait redouter pour un avenir lointain.

Le rapport 2018 du GIEC décrit les conséquences "très graves" d'une augmentation de la température terrestre moyenne de 1.5°C, celles, "gravissimes" d'une augmentation de 2°C. Il ne commente aucunement les conséquences d'augmentations plus importantes. Or, d'après les dernières études, l’Accord de Paris n'étant ni contraignant, ni même suivi par un seul pays signataire, nous nous approchons d'une augmentation de 4°C à 6°C.

Le climat n'est qu'une partie des menaces. L'extinction de masse des espèces et de l'ensemble du vivant, les pollutions et l'épuisement de toutes les ressources dont nous disposons, les famines de grande ampleur et les déplacements des populations en sont les autres facettes.

L'ensemble de ces bouleversements font courir à l'humanité un risque énorme. La disparition proche de l'espèce humaine est une possibilité réelle.

A ce sujet, nous sommes en droit d'entendre de votre part une communication massive aussi claire, exhaustive et honnête que celle qui prévaut actuellement sur la pandémie de coronavirus.

Le temps n'est plus au déni ou aux calculs politiques, nous avons le couteau sur la gorge. Ni un virus, ni un épisode caniculaire, ni une tornade, ni une famine  ne s'assied à la table de négociation. Le temps n'est plus au marchandage, le danger est sourd et aveugle à notre temps politique. 

Seul un sursaut collectif immédiat et de grande ampleur peut encore nous sauver. Vous en portez, de par votre rôle d'élu-e et de par les pouvoirs qui vous sont conférés, la double responsabilité de l'annoncer et de l'initier.

Je vous adresse, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.

Yves Massy



Ce texte est une traduction du texte accompagnant une vidéo parue sur le site du Guardian. (1)

En 1965, le rapport « Restoring The Quality of our Environnement -  Report of The Environnemental Pollution Panel » écrit par le President’s Science Advisory Committee  américain avertit que les énergies fossiles altèrent à un échelon mondial la qualité de l’air (et les concentrations de plomb dans les océans et les populations humaines) avec un risque énorme pour la population.
Peu de temps plus tard, la direction de l’American Petroleum Institut avertit que le temps est à l’urgence pour agir à ce sujet.

En 1981, un mémo interne de Exxon dit : « Il est tout a fait possible que les émissions de CO2 produisent vers 2030 des effets catastrophiques pour une fraction substantielle de l’humanité. Il est très probable également que ce danger soit observé et reconnu dès les années 2000 (en raison de la modélisation du climat et des effets observables du CO2) »

En 2000 Exxon décide de publier un article dans le New-York Times et délibérément  y dénie tout lien entre activité humaine et réchauffement climatique.

En 2019 Chevron Exxon et BP donnent chacun plus d’un demi-million de dollars pour la campagne inaugurale de Donald Trump, le plus célèbre climato-sceptique du monde.

On pourrait penser que, sous la pression des faits scientifiques ou des inquiétudes du public concernant le climat, les compagnies pétrolières tentent de produire moins de pétrole, mais c’est totalement faux. Ils planifient de pomper le plus de pétrole possible.

La transition énergétique ne dépend pas seulement de choix personnels, mais d’actions politiques.

Exxon a récemment nié avoir été au courant des changements climatiques depuis des dizaines d’années.

Notes

1) Titre : Why we need political action to tackle the oil, coal and gas companies - video explainer
D’après « Why we nerd political action to tackle the oil, coal and gas companies », de Jonathan Watts, Alex Healey et Simon Roberts; Source  The Guardian
Résumé : The Guardian reveals the 20 fossil fuel companies whose relentless exploitation of the world’s oil, gas and coal reserves can be directly linked to more than one-third of all greenhouse gas emissions in the modern era. The global environment editor, Jonathan Watts, explains how these firms have continued to expand their operations despite being aware of the industry’s devastating impact on the planet

https://www.theguardian.com

https://www.theguardian.com/environment/video/2019/oct/08/who-are-the-worlds-biggest-climate-polluters-video

Nos représentantes et représentants politiques sont élues.s au Conseil National.

J'invite toute personne vivant en Suisse à envoyer à chacun d'entre elles.eux le message suivant :

 Genève, le xx.xx 2019

Chère Madame - Monsieur,

Je vous félicite pour votre élection au Conseil National.
Très inquiet sur notre avenir, je vous demande aujourd'hui de répondre, comme élu, à mes deux questions :

 1. Que se passera-t-il si nous dépassons la barre des 1.5 degrés d'élévation des températures?

2. Que se passera-t-il si l'actuelle extinction de masse du vivant se poursuit au rythme actuel?

Je précise que je ne vous demande pas pour l'heure quelles seront vos solutions futures, mais bien de m’informer sur ce qui va se passer et sur les risques que nous encourrons.


Dans l'attente de votre réponse, je vous présente, cher Madame, cher Monsieur, mes meilleures salutations.

 

Voici la listes des élus romands.

Genève: Christian Lüscher (PLR) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Simone de Montmollin (PLR); Lisa Mazzone (Verts) - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Laurence Fehlmann Rielle (PS) - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Christian Dandrès (PS); Nicolas Walder (Verts); Delphine Klopfenstein Broggini (Verts); Céline Aumaudruz (UDC) -Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Yves Nidegger (UDC); Vincent Maitre (PDC); Michel Matter (Vert'libéraux); Jocelyne Haller (EàG).

Vaud: Pierre-Yves Maillard (PS); Olivier Français (PLR); Ada Marra (PS); Isabelle Moret (PLR); Adèle Thorens-Goumaz (Les Verts); Olivier Feller (PLR); Roger Nordmann (PS); Jacqueline de Quattro  (PLR); Frédéric Borloz (PLR); Samuel Bendahan (PS); Brigitte Crottaz (PS); Daniel Brélaz (Les Verts); Jean-Pierre Grin (UDC); Jacques Nicolet (UDC) ; Sophie Michaud Gigon (Les Verts); Michaël Buffat (UDC); Léonore Porchet (Les Verts) ; Isabelle Chevalley (Verts’libéraux); François Pointet (Verts’libéraux).

Valais: Mathias Reynard (PS); Philippe Nantermod (PLR); Sidney Kamerzin (PDC); Benjamin Roduit (PDC); Franz Ruppen (UDC); Philipp Matthias Bregy (PDC); Jean-Luc Addor (UDC); Christophe Clivaz (Verts).

Fribourg: Valérie Piller Carrard (PS); Pierre-André Page (UDC); Christine Bulliard-Marbach (PDC); Jacques Bourgeois (PLR); Ursula Schneider Schüttel (PS); Gerhard Andrey (Verts); Marie-France Roth Pasquier (PDC).

Neuchâtel: Fabien Fivaz (Verts); Denis de la Reussille (POP); Damien Cottier (PLR); Baptiste Hurni (PS).

Jura: Pierre-Alain Fridez (PS); Jean-Paul Gschwind (PDC).